Un drôle de Voyage

LOL n°39

Bonjour à tous,

C’est toujours depuis les eaux cubaines que nous vous adressons ce message, alors que la situation planétaire, dans ce contexte de pandémie, semble devenir de plus en plus irréelle ou surréaliste, cela dépend des points de vue… Nous pensions, depuis notre petit bateau, en être épargnés, que cette crise sanitaire ne nous toucherait pas. Il est temps de redescendre sur terre : nous sommes directement impactés ! Certes pas autant que vous, qui devez être confinés dans vos appartements ou vos maisons mais notre situation n’est pas si éloignée : nous, nous sommes confinés sur notre bateau, et depuis quelques jours, non seulement confinés, mais assignés à résidence sur notre voilier. Interdiction formelle de descendre à terre ! Les autorités cubaines qui nous avaient pourtant accueillis il y a dix jours, sont désormais sur les temps : dehors les gringos, on ne veut plus de vous chez nous, prière de mettre les voiles et que ça saute ! c’est en des termes à peine aussi aimables que nous avons été priés de vider les lieux sous 48h.

Retour en arrière sur la semaine écoulée !

Après une semaine exceptionnelle dans les Iles des Jardins de la Reine, nous avions décidé de rejoindre la ville de Cienfugos, sur la côte sud de Cuba, pour ravitailler. Techniquement, nous pouvions encore tenir plusieurs jours avant de rejoindre la terre. En relisant mon message précèdent, je concède d’ailleurs avoir fait part de notre inquiétude de façon peut être exagérée. Avant même l’épisode COVID 19, connaissant surtout les problèmes d’approvisionnement à Cuba hors temps de crise, et le coût de la vie aux Bahamas, nous avions largement chargé Lolita en vivres sèches, riz, pates et les conserves que nous avions pu trouver en République Dominicaine. Pour autant on a du mal à se passer d’aliments frais, surtout dans les pays de forte chaleur, et oui il fait assez bon à Cuba (30° dans l’air, idem dans l’eau). Et puis on pense toujours à nos enfants, à ces précieuses vitamines, à notre transit aussi car à part de la natation on ne marche pas beaucoup…

Lolita vue du ciel
les catas de notre armada

Donc l’épuisement de nos réserves d’aliments frais, le niveau plus que bas de la jauge de gasoil, la crainte d’etre refoulés, et l’envie d’avoir des nouvelles de nos proches, nous ont poussés à anticiper notre retour à la civilisation. En une nuit, nous gagnons cette grande ville, du nom d’un Barbudos de la première heure, fidèle de Fidel, mais mystérieusement disparu dans un accident d’avion quelques mois après la prise de pouvoir de ces mêmes guérilleros. Castro l’aurait il éliminé par crainte de le voir devenir son rival ? C’est ce qui se dit, mais chut, on est à Cuba ! Peu importe, Fidel, en bon prince, fera à Cienfuegos ce cadeau posthume de baptiser une ville à son nom ! ca lui fait certainement une belle jambe mais pour ses ancêtres, il restera dans l’Histoire !

Mais revenons à nos moutons : notre escale à Cienfuegos ! Pas de doute, en quelques jours, depuis notre arrivée à Cuba, les choses ont changé. A notre arrivée sur place, le mot d’ordre est clair : Interdiction formelle de mette le pieds à terre. Les agents de la marina, des gardes cotes et des douaniers sont masqués et se tiennent à distance. Est-ce pour nous protéger, ou parce qu’ils nous prennent pour des pestiférés ?? Le médecin vient nous inspecter toutes les heures avec son thermomètre à visée frontale. La cheftaine du port nous confisque nos précieux visas de tourisme. Ces fameux visas si chèrement acquis il y a un mois déjà, au terme d’un aller-retour express Luperon / Saint Dominingue, effectué dans la journée (8h de car). On était si heureux de les avoir obtenus avant d’arriver à Cuba. Et voilà qu’on nous les retire comme si nous étions des voleurs… Pfuitt c’est comme ça, point à la ligne. A Cuba on n’est pas là pour dire le droit. Mais peu importent ces considérations, l’important, c’est que nous sommes autorisés à avitailler, faire le plein de gazoil, et que nous avons du réseau pour envoyer des nouvelles à nos proches, télécharger nos messages, activer notre téléphone satellite.

Vers 5 heures de l’après midi, alors que nous sommes sur place que depuis trois heures et que nous attendons toujours la fin de notre avitaillement (c’est l’un des employés de la marina qui fait les courses pour nous et nous livre sur le bateau !), l’agent des garde-côtes vient nous voir : « Vous devez quitter les lieux avant 30 minutes ! ». « Je vous demande pardon ??? » lui répondons-nous en cœur, nous et les équipages des deux autres voiliers avec nous, Esperanza et Aimalaïa ! Après refus de notre part, il disparait. Nous avons gagné la partie, nous allons pouvoir rester la nuit sur place, mais demain matin, c’est sûr, il va falloir décamper. A défaut d’aller et venir sur les bateaux des amis, nous mettons à profit la soirée à écrire des mails, envoyer la news du blog, téléphoner et échanger des nouvelles.

Mais si on devait garder une anecdote (et une note vraiment positive !) de notre passage à Cienfuegos, c’est celle-là : La rencontre avec Roberto, le gardien de nuit. Il est chargé de s’assurer que nous n’allons pas à terre. Mais vers 21 heures il s’approche. Il parle très bien français : il termine sa formation de guide touristique bilingue anglais-français. On entame la conversation, lui expliquons notre situation. Or, à ce stade de la nuit, il nous manque encore plusieurs trésors alimentaires sans lesquels on serait bien tristes pour les semaines à venir : œufs, farine, fruits frais et pommes de terre. Ni une ni deux, Roberto prend son téléphone et contacte un ami. A 23 heures, nous obtenons 30 œufs chacun, 5 kg de farine, 5 kg de patates, de poivrons et autant de bananes. Viva Roberto !! Bien sûr tout cela se paie comme au marché noir, c’est-à-dire cher même si c’est relatif compte tenu du niveau de vie à Cuba. Nous discutons un peu avec lui, et les amis qui apportent les denrées ne résistent pas à nous faire un « check » de salutation, poing fermé (ça limite le risque de contagion).

Pour l’occasion nous descendons marcher sur le 20 mètres de quai. Ca fait du bien mais c’est un peu court… Roberto, comme les rares cubains que nous avons croisé (sans masques) nous fait d’autant plus regretter de ne pouvoir approfondir la découverte de Cuba. On se serait bien vu à ses côtés sillonner les rues de Cienfuegos, goûter un mojito, écouter de la salsa, sans parler des visites de la Havane et ses alentours. Mais cette actualité sans précédent nous ramène comme vous tous à des considérations plus terre-à-terre : se loger, se nourrir et se prémunir des virus.  

Lessive à bord à défaut d’une laverie automatique

Voilà donc si l’on peut techniquement tenir un siège, il est toujours agréable de se faire ravitailler en œuf, et beurre, lait fruits et légumes. C’est bon pour le moral ! A bord nous cuisinons souvent des gâteaux, pancakes. Et depuis 2 semaines et à la fin de nos stocks de pain de mie, nous fabriquons notre pain quotidien. Avec les autres bateaux, nous avons échangé de précieuses recettes de petits pains, wrap, pancakes. Avec parfois de bonnes astuces pour économiser du gaz, ou des œufs. Cette (relative) abondance de frais nous a permis ce midi de manger un excellent repas avec, en entrée, une excellente salade « carottes rappées langoustes mayo » ; en plat, poisson du jour sauce (thasard pêché par nos amis) à la plancha riz blanc, et en dessert une salade de fruit papaye/bananes très très mûres. On ne fait pas tous les jours aussi subtil !

Notre expulsion de Cuba date 1er avril, et ce n’était même pas une blague… Dehors les gringos, Cuba ferme ses frontières. Pas drôle du tout, cet humour gouvernemental. Il va nous falloir composer pour appliquer nos plans initiaux : celui de naviguer tranquillement sous voile (pour économiser le gasoil) vers l’est (notre prochaine destination est les Bahamas, à l’est de Cuba), et attendre une bonne fenêtre météo à la pointe Est de Cuba (pour franchir le Windward passage connu pour ses vents de Nord Est souvent forts et la houle qui l’accompagne). Vent et Mer que nous aurions dans le pif en repartant.

Grâce à nos amis d’Aimalaia, en contact avec l’ambassade de France, nous faisons la demande aux autorités cubaines, de nous accorder une « tolérance », autrement dit un délai de quelques jours, pour quitter le pays. Pas de réponse à ce jour, mais cela ne coutait rien d’essayer. Donc, en ce soir du mercredi 1er avril 20 c’était pédale douce sur Lolita afin d’atteindre notre mouillage au petit matin. Facile à dire ! Quand le vent est là et qu’il est généreux, Lolita ne peut s’empêcher de cavaler ! On a beau la freiner, affaler le génois, ariser la grand voile, elle continue de galoper comme une pouliche dans un pré sans fin… A ce rythme-là se demande si on ne va pas arriver de nuit à destination. Or les zones de mouillage, dans les iles coraliennes des Jardins de la Reine, sont truffées de patates de corail, qu’il vaut mieux bien voir, pour bien les éviter ! Ce serait dommage de se faire cueillir par un écueil !

Bref, entre le 2et le 6 avril nous avons donc tenté de profiter au gré des vents thermiques des mouillages dans les Jardins de la Reine. Tout en subissant les visites de plus en plus insistantes des garde-côtes. Mouillages à Boca Grande, Pasa Piedra Pasa Grande, Cayo Caballones. Nous avons un jour la visite des gardiens du Parc National qui nous informe qu’on doit lever l’ancre. Non pas à cause du coronavirus, mais parce qu’il s’agit d’un parc national. Etonnant, nous qui sillonnions le coin depuis 2 semaines…Nous croisons à un moment une petite escadre de 4 bateaux (Français, allemand, américain et canadien) qui se sont regroupés et viennent de se faire déloger d’un endroit que nous voulions approcher. Nous faisons demi-tour. La prochaine étape obligée pour eux, c’est Cienfuegos puis dehors les romanos. Au moins l’américain pourra-t-il facilement retrouver des eaux accueillantes, la Floride est à 150km environ du Nord de Cuba. Pendant ces quelques jours, les enfants ont pu continuer à nager quotidiennement, et les parents à pêcher pour les repas. Un sursis agréable mais nous sentons que cela doit maintenant se terminer. Dans nos pérégrinations, nous venons de passer un dimanche de plus en mer, et découvrons avec surprise, tant nous sommes décalés, en lisant l’Evangile du jour, que nous sommes aujourd’hui le dimanche des Rameaux. Dans une semaine, la grande fête de Pâques. Dire que cette fête, si importante pour les communautés religieuses juives et chrétiennes, sera célébrée dans la plus stricte intimité… L’opportunité certainement de découvrir ou redécouvrir le mystère de Pâques, sous un jour nouveau.

Le joli Mérou fait notre bonheur même s’il faut bosser pour lever les filets
encore une belle prise pour notre pêcheur (un Vivano)
Jean progresse de jour en jour en plongée, Juliette aussi

En attendant, lorsqu’on se réveille un matin avec la batterie moteur à plat, nous sentons passer le vent du boulet. Nous avons une batterie en plus, mais elle n’a pas vocation à encaisser la décharge du démarrage. Et c’est là qu’intervient la belle Providence, nos amis d’Aimalaia peuvent nous dépanner et c’est un sacré soulagement. Ajoutons qu’en cette soirée du lundi 6 avril, au petit jeu du chat et la souris avec les garde-côtes, nous venons de gagner une bataille précieuse. A l’abri de Cabo Cruz, à quelques centaines de mètres de la base du même nom, nous passons un moment exceptionnel. D’abord une plongée sur une des rares patates de corail recelant de belles langoustes (la première chassée au harpon par Pierre-Louis), puis une soirée géniale sur le bateau de Xavier et Nathalie, qui s’est terminée par des danses endiablées dans le carré du cata. Nous avions sans doute des petites victoires à fêter, des émotions à exprimer, sans compter un grand besoin de défoulement. Pensez un peu : depuis une vingtaine de jour, nous avons mis 2 fois le pied à terre, une fois sur une plage habitée par des moustiques et l’autre fois pour faire 20 pas sur un quai peu hospitalier.

Le lendemain nous obtenons l’autorisation de mouiller dans la baie de de Pilon à 30 milles dans l’est de Cabo Cruz. Nous arrivons à temps pour une plongée magnifique sur un beau récif coralien. Le site de Pilon est magnifique. Quel dommage que nous soyons interdits de débarquement. Les multiples iles et les cotes sauvages nous tendent les bras.

Ce matin, a l’aube, nous remettons les voiles, ou plutôt le moteur car le vent est aux abonnés absents, et après 10h de moteur nous décidons à une ultime étape, dans la baie de Chivirico. Là l’accueil est assez sec, même si les hommes en treillis envisage un moment de fournir du gasoil. Nous parvenons quand même à nous retrouver sur le bateau de Babeth et Bruno, pour une dernière veillée d’armes. Ces derniers mettront demain du Sud dans leur route, ils envisagent d’aller jusqu’aux ROQUES.  avant de quitter définitivement les eaux cubaines, et filer vers les Bahamas où personne ne nous attend. Comment y serons-nous accueillis ? nous ne sommes pas très optimistes sur la question. Nous espérons juste pouvoir y confiner en paix et ravitailler, en attendant que les frontières maritimes rouvrent. La vie de navigateur errant n’est pas si confortable, comme nous l’a écrit une amie, « la mer a beau être un espace de liberté quand on tire des bords sans pouvoir rallier un port on peut en perdre le nord » (ou à peut près ça car je parle de mémoire de poisson chirurgien)

Les belles montagnes de la Sierra Grande que nous ne gravirons pas

Nous sommes actuellement sous spi, et nous rapprochons de Santiago ou l’on espère envoyer cette LOL.

A bientôt !

Les nouvelles des amis en voyage

GUADELOUPE :

Nos amis de SPICA confinent près de la réserve Cousteau, plage de Malendure en compagnie de BOOMERANG, TACUM IV et du POGO 12.50 d’Henri GOURMELON – l’ambiance est bonne au mouillage mais assez exécrable avec les riverains qui semblent ne pas supporter qu’ils aiment à se dégourdir les jambes dans l’eau, ni à récupérer de l’eau douce à terre. Ambiance…

MARTINIQUE

AVALON ne semble pas trop malheureux, ils peuvent se baigner et préparent le retour ;  WOTAN à Sainte Anne, se pose pas mal de questions sur le retour (Transat ou Cargo ?)  

MARIE-GALANTE

Du voiler le Mulon (Pierre et Anne), rencontré en République Dominicaine en Baie de Samana : ces deux jeunes retraités sont à Marie-Gallante, en bonne compagne au mouillage avec 40 autres voiliers, bonne entraide et ravitaillement assuré.

SAINT MARTIN

Le Voilier JACOTTE, après s’est fait refouler de Colombie, sans pouvoir débarquer, a finalement atteint Saint Martin au terme d’une navigation éprouvante, pour confiner en terre française.

FLORIDE

Mowgli, expulsé comme nous de Cuba, a trouvé refuge en Floride, ils ont le visa des USA et visent le Canada quand la situation sera calmée. Leur projet est d’explorer le Groenland l’année prochaine.

JAMAIQUE 

Nous avons croisé un voilier américain qui venait ravitailler à Cuba (bon courage…) après une expérience assez déplorable dans les eaux Jamaïcaine (Ravitaillement à prix d’or et Gardes Côtes peu scrupuleux)

Voilà, sinon le confinement inspire notre jeune troupe :

Poème de Pierre-Louis : LOLITA

AU CLAIR DE LUNE

TRAVERSE UN BATEAU.

LE SOLEIL SE LEVE SUR LA HUNE

DECOUVRANT CE FIER VAISSEAU.

LE CAPITAINE MONTRE DE SON DOIGT

L’HORIZON ET l’INCONNU.

CE BATEAU S’APPELLE LOLITA

IL VOGUE SUR UNE MER NUE.

CE BATEAU EST SEUL

ATTENDANT DE VOIR LA TERRE

JE ME SENS COMME UN LINCEUL

AVEC MON PERE ET MA MERE,

ABANDONNES DANS L’IMMENSITE.

LES EMBRUNS FILENT COMME DES CHEVAUX

EN COURANT SUR LA MER

REGARDEZ COMME ILS SONT BEAUX

ILS PROFITENT DE CET AIR

Pierre-Louis OLAGNE

CHANSON

Sur l’air de « NE SENS TU PAS CLAQUER TES DOIGTS »

Le CORONA on n’en veut pas, on n’en veut pas

Sur Lolita i’pass’ra pas, i’pass’ra pas

Cuba nous traite comme des parias

Tant pis pour eux, on reviendra

Encore, encore, encore, encore, encore

Les Langoustes elles s’échapp’ront pas, s’échapp’ront pas

Dans les bocaux on les mettra, on les mettra

Mérous, langoustes à la plancha, à la plancha

Pendant qu’s balade le corona, le corona

Na na, na na, na na na na na

Quelle aventure que cette vie là, que cette vie-là

Coupés du monde oui nous voilà, oui nous voilà

Mais des amis y’en a par là, y’en a par là

Spéranza, et Aimalaia, Aimalaia,

La la, la la, la la, la la la la

Les Lolita’s

17 réflexions sur “Un drôle de Voyage

  1. Caroline Steinmyller

    Bon courage à vous , les amis! Merci pour es beaux récits de confinement en mer! Bravo pour le joli poème de Pierre Louis et la chanson extra des lolita’s! Prenez soin de vous Joyeuses Pâques à bord. Caroline

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    1. Boitard

      Merci pour les nouvelles… Comment aurions-nous pu imaginer le confinement en mer 😏 Quel monde !
      Vous souhaitons de bonnes fêtes de Pâques. Et bravo à Pierre Louis pour les compositions 👍Biz. Les Boitard de Lorient

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      1. Coucou les Lolitas! Je pense à vous et je suis contente de vous voir ancrés aux Bahamas. J’espère que l’accueil est correct! J’imagine que le lot d’incertitudes, de surveillance et refoulement ne doit pas être simple à toujours relativiser même dans un décor de rêve. Chapeau bas à Pierre-Louis pour son poème et des bisous à tous.

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      2. salut Lara! cool de te lire, ca nous rappelle de bons souvenirs en ta compagnie. On espere que ton retour en France s’est bien passé et surtout que tu as le moral. ca nous fera plaisir de te voir au retour, que tu nous racontes un peu la fin de ton périple! Bises à toi

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    2. Rapha

      Bravo pour cette prose! Pierre louis est un vrai poète ! Nous pensons bien a vous dans ces galères et cette incertitude inédite… nous espérons que vous aurez de bonnes surprises lors des prochaines escales… nous croisons les doigts et vois souhaitons en attendant une belle fête de pâques ! Bisous a tous Rapha & co

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  2. camille Gaveriaux

    Vive les poètes même s’ils ne sont cubains !
    Bon courage les Olagne pour ces temps étranges.
    La France ne montre pas toujours son meilleur visage ici mais l’entraide et la bienveillance finiront par refleurir. Nous vous embrassons tendrement et pensons fort à vous.
    Camille & Cie

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  3. maxime potfer

    Salut les amis jespere que nous allons pouvoir nous voir au accors mai ses pas ganier nous an France le confinent et prolonger jusque 31 mai et plus ,,,,,,,
    des biz je pense a vous et courages maxou

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  4. EMMANUELLE BERTHE

    Bon courage à vous , les amis aussi sur vôtre bateau ! Merci pour pour ce nouveau récit et ses belles photos qui nous permettent de voyager pendant notre confinement Bravo aux artistes pour le poème et la chanson extra des lolita’s! Prenez soin de vous ! J’espère que la situation va s’améliorer pour tout le monde ! Je vous embrasse tous ! Manue

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  5. Mamé

    Oui, Pierre-Louis, ton poème est magnifique. On ferme le yeux et on est emporté dans le rêve des grands espaces de l’Océan avec vous, les farfadets, qui dansez dessus, sur l’air de la chanson improvisée.
    Nous avons bien pensé à vous hier, jour de Pâques. On laisse derrière le monde d’avant pour inventer un temps nouveau.
    On vous embrasse bien fort.
    Mamé et grand-père qui pensent tous les jours à leurs petits-enfants sur Lolita

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    1. Bonjour mon cher Bernard! ca y est nous sommes de retour sur les ondes! nous avons passé quasiment trois semaines sans connexions internet dans des iles désertes… pas de post sur le blog mais quelle expérience inoubliable. une vraie « robinsonade »! comment va le fort de Landéda?? j’imagine qu’en ces temps de confinement, le chantier a du s’arrêter. je compte bien venir le visiter un de ces jours! Bien amicalement Hervé

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    1. salut les cousins! merci pour ce réjouissant photorama! oui ca me rappelle des bons souvenirs! en ce moment, je suis plutot dans l’ambiance fonds sous-marins, c’est tout aussi exceptionnel! Heureux de savoir que mon bon oncle (et notre plus fidèle lecteur) Jean-Louis est en meilleure forme! un grand bonjour à lui et à ma bonne tante Noelle. je vous embrasse affectueusement Hervé

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