Noël en Martinique

LOL n°29  

Une semaine après notre arrivée, la Transat nous parait déjà loin ! Comme d’habitude à l’arrivée d’un voyage en bateau, on se jette sur une bonne viande, une bière pression bien fraîche et l’on refait le match entre nous ou idéalement entre voisins de pontons « transateux ». La mer fait bien les choses qui efface tous les désagréments de notre vie à la gîte pour ne retenir que la chevauchée fantastique, la vie au grand air et les embruns. Si bien que, comme par magie, après quelques jours au port on a vite envie de repartir.

A peine arrivés au mouillage à Sainte Anne, nous ne sommes cependant repartis qu’au Marin a 20 minutes de là pour remettre de l’ordre dans le bateau et organiser notre escale technique. Là nous avons accueilli le tout jeune équipage de Makeba, notre compagnon de route de la Transat, tout à la joie d’avoir accompli leur première traversée de l’Atlantique. Champagne ! Mais de notre côté, après deux jours « à fond », entre réparations diverses, nettoyage du bateau, courses à terre, « monstres » lessives (comme disent les suisses), sans oublier la reprise de l’école pour les enfants, le bilan est mitigé. La matinée de classe a été un fiasco, j’ai bêtement posé mon téléphone sur une machine de la laverie, offrant l’engin à la première personne malhonnête de passage. Nous cassons un hublot dans une manipulation hasardeuse, récupérons in extremis flottant entre deux eaux une housse de futon sortant de la laverie, et malgré plusieurs tentatives, n’avons jamais réussi à prendre la file au ponton eau/gasoil pour remplir nos réservoirs, bref, à vouloir trop en faire…
Une mise au vert s’imposait donc, et dès le Samedi, nous avons quitté le Marin et ses shipchandlers pour le cœur de la Martinique. Objectif cascades, végétation luxuriante et montagne Pelée !

C’est au pied des pitons du Carbet, sur la route entre Fort de France et Morne-Rouge que l’on tombe sur une première cascade. Les enfants sont enchantés ! Une halte culturelle s’offre ensuite à nous sur la route, avec visite d’une forêt « aménagée », de beaux jardins remplis d’orchidées et d’une exposition sur la biodiversité martiniquaise. Dans tout cela nous n’avons pas encore le logement, sans téléphone ce n’est pas pratique pour réserver, mais nous retrouvons le chemin d’une chambre d’hôtes à Morne Rouge, souvenir d’un voyage précédent. Sur place, l’hôte, d’un certain âge, hésite entre nous accueillir et nous renvoyer, et c’est grâce à un voyageur du « Ch’Nord » habité par la jovialité (et l’accent) incontournables des Dunkerquois que l’affaire se dénoue. C’est lui qui offre carrément de préparer la chambre familiale qui n’était pas prête à nous accueillir.  La maison possède une piscine avec vue sur la Montagne Pelée, cela aurait été dommage de devoir retourner au Marin. Nous avons en plus la possibilité d’assister à la dernière messe de l’Avent, histoire de reprendre concrètement notre préparation à Noël !

Dimanche 22 décembre – Montagne Pelée

Après avoir bien profité de la piscine, et salué nos charmants hôtes nous partons à l’assaut de la Montagne qui cache bien son jeu dans les nuages ! L’histoire de ce volcan de type «éruptif peléen » (il a donné son nom à un type d’éruption caractérisant d’autres volcan dans le monde, le Mont Saint Hélène aux Etats-Unis notamment) fait un peu froid dans le dos. En 1902, son dôme empli de gaz comme une cocotte-minute a explosé libérant des nuées ardentes qui rasèrent la ville de Saint Pierre située en contrebas au bord de la mer : 90 secondes, 28000 victimes, 3 survivants. Une autre éruption a eu lieu en 1932, mais l’évacuation de la population a permis de sauver les habitants. La Montagne Pelée reste un volcan « actif » étroitement surveillé, on n’a plus qu’à s’en remettre à la Providence et aux bons soins des vulcanologues !

Qu’à cela ne tienne les garçons galopent littéralement devant nous tandis que nous gambadons avec Juliette en observant les nombreux colibris abrités par la montagne. Si nous renonçons au dernier tronçon (le « Chinois ») c’est en raison du vent fort et des nuages, tandis que la Caldera (le tour du cratère) offre une vue dégagée sur la Dominique au loin et la Guadeloupe encore plus au Nord. La récompense ! Après 4-5h de balade nous redescendons vers le Marin en faisant un arrêt baignade dans la cascade bien connue du « Saut du Gendarme » Courbature et fatigue s’effacent comme par magie.

Je trouve même un regain d’énergie pour repartir de Lolita vers Fort de France, afin d’effectuer quelques courses de Noël dans un supermarché, véritable temple de la consommation, mais bien pratique ce soir-là. Le rayon frais se remplit tout juste après les grèves qui ont bloqué l’Ile. Comme en métropole, la réforme des retraites fait quelques remous.  

Coucher de soleil vue de Morne-Rouge

Lundi 23 décembre – préparation de Noël et dessalinisateur

Ce matin, Lolita reçoit la visite d’un technicien spécialiste des dessalinisateurs. L’affaire s’avère plus compliqué que prévu, il repart avec l’engin sous le bras. C’est Beyrouth dans le carré. Nous trouvons quand même le moyen de transformer notre crèche pour Noël. Nous avions collé des figurines en papier sur un carton, mais Jean veut leur offrir un toit. Ce sera la ferme Playmobil. Pratique… Nous rajoutons les guirlandes lumineuses dégotées en super promo hier. Nous avons aussi téléchargé le  message vidéo envoyé de l’école des enfants à Lorient : une belle chanson apprise par tous les enfants, qui parle de voyage et de bateau. Qu’ils en soient ici chaleureusement remerciés, enfants et enseignants ! Pierre-Louis, Jean et Juliette ne lassent pas de repasser la vidéo en boucle, rigoler et énumérer les visages connus ou inconnus. Et voilà nous sommes prêts pour Noël !

Sainte Anne

Il fait chaud à bord, à vrai dire, cette chaleur nous accompagne depuis la mi-transat et les quarts de nuit en short. Mais dans les cabines arrière cette chaleur perturbe un peu nos nuits et c’est parfois le chassé-croisé entre cabine, carré et cockpit pour trouver un peu de fraîcheur. Nous profitons de la voiture pour filer à la plage des Salines, l’une des plus belles de Martinique, ambiance cocotier et sable blanc. Les velléités de snorkling s’évaporent sous le soleil qui tape, la baignade est délicieuse, les enfants se trouvent des camarades de jeux. Il faut croire que nous avions, nous les parents, un peu de sommeil en retard car nous plongeons bientôt dans une sieste bienfaisante, à l’abri des palmiers, sur le sable blanc, au cœur de ce paradis terrestre. Bonheur.

J’enchaîne sur une deuxième soirée de courses de Noël. Le Père Noël a certes tout prévu (et depuis bien longtemps), la Mère Noël doit encore ajuster un peu son œuvre. Heureusement tout se déroule sans accroc. Pendant la Transat’, les enfants (Jean et Juliette) avaient d’ailleurs pris consciencieusement soin de coucher sur le papier, dans la traditionnelle « lettre au Père  Noël », leurs vœux les plus chers : un maillot de bain « en deux parties » (comprendre « deux pièces ») pour Juliette, et une voiture Lego technique pour Jean. Les vœux seront exhaussés !

Mardi 24 décembre

Dernières courses à droite et à gauche au Marin, les formalités d’entrée que nous n’avions toujours pas faites, payer les factures, rendre la voiture et compléter l’avitaillement. Au Marin il est possible d’accéder directement à l’un des supermarchés avec son annexe grâce à un ponton dévolu par l’enseigne. Tout est vraiment pensé pour la plaisance ici. Au passage nous louvoyons entre les épaves, celles avérées dont les mâts dépassent à peine, et celles habités dont les occupants font partie de la catégorie « échoués » aux Antilles après un voyage un peu trop idéalisé ou qui ne s’est pas déroulé comme prévu. Si les liens d’un couple se renforcent surement après un voyage au long cours, ils peuvent tout aussi bien exploser. En mer on ne triche pas. Et le rhum n’est tellement pas cher ici…

Finalement, le technicien qui vient de remonter le dessal’ nous annonce qu’il doit repartir avec. Adieu douches et rinçages. Tant pis, on le récupérera plus tard. Le désordre dans le carré commence à nous peser ! Heureusement nous arrivons enfin à faire le plein d’eau et gasoil, car depuis trois jours le port s’est en partie vidé de ses catamarans de croisières, et voiliers de voyage. Il reste cependant pas mal d’unités au port. La saison démarre tout juste.

Certains voiliers rivalisent de déco !

Dans quelques heures le réveillon…on se pince un peu. Direction le mouillage de Sainte Anne à gauche en sortant. Là aussi s’il reste une centaine de voiliers au mouillage, on arrive à se faufiler et se rapprocher du village. Tout le monde s’active pour ranger le bateau, ou déranger la cuisine, Pierre-Louis m’aide pour la Tiramisu, et j’ai tout juste le temps de faire deux brioches et un shutney d’oignons. Flute déjà l’heure de la messe. En fait, nous assistons à la veillée qui précède la messe plus tardive. Un peu déçus de ces changements d’horaire, nous laissons les enfants se défouler sur la place du village, observant au loin ce qui semble un sympathique réveillon improvisé de navigateurs anglo-saxons, lorsque nous tombons sur Lara, notre bateau stoppeuse du Cap-Vert. Nous sommes heureux de la retrouver et elle aussi, qui s’apprête à passer le réveillon en solitaire avant de prendre un ferry le lendemain pour la Guadeloupe. C’est bien sûr sur Lolita que nous partageons un repas simple mais festif quand même. Nous concluons la soirée d’un bon CRS (Citron Rhum Sucre) au rhum local, en trinquant à la santé de tous nos proches, familles, amis, collègues qui sont dans nos pensées en cette nuit de Noël.

Entre temps, les enfants se sont endormis dans le cockpit de Lolita. Il faut dire qu’ils sont toujours un peu décalés de la Transat, et que les réveils sont hyper matinaux. Du coup, ils tombent littéralement de fatigue le soir et il n’est pas rare que Jean s’endorme dans son assiette à l’heure du dîner… En cette soirée de Noël, ils trouvent quand même l’énergie nécessaire pour ouvrir une dernière fois l’œil, et disposer, à l’attention du Père Noël, une mandarine, un verre de lait et deux boudoirs !

Mouillage à Sainte Anne, on n’est pas seuls au monde

Mercredi 25 décembre

6h du matin…Les enfants sont sur le pied de guerre, Jean a vu des traces du Père Noël qui a laissé pas mal de paquets sur la table du carré. Il a aussi écrit un petit mot de recommandations à l’adresse des enfants sages…Tandis que dans nos lits nous négocions encore une heure de sommeil avant ouverture des cadeaux.  

C’est la joie à bord de Lolita, des oh et des ah retentissent, et tout le monde a l’air heureux de ses cadeaux. Pierre-Louis ira faire son baptême de plongée (cadeau pratique car « bon pour ») Jean n’aura pas son appareil photo/jeux vidéo, on a repoussé la date de quelques années, mais se réjouit des surprises qu’il découvre. La mère Noël a bien bossé. Juliette c’est sûr dormira ce soir avec son nouveau maillot de bain et son téléphone/boîte à maquillage. Hervé reçoit un fusil de chasse sous-marine, parce que la pêche en surface se refuse un peu à nous depuis quelques semaines, la famille mise gros sur de futures prises en immersion. De nouveaux jeux de sociétés viennent renouveler notre stock du bord.  Bref, c’est l’euphorie !

Après un petit déjeuner de fête, les enfants tardent un peu à décoller du carré alors que nous partons rendre visite a Stéphane et Geneviève et leurs enfants sur le bateau BOOMERANG arrivé hier de sa transat. Nous les avions laissés à Mindelo en proie à pas mal de questions sur le jour idéal du départ en transat. Joie des retrouvailles, nous avons plein de choses à échanger. De Fil en aiguille, nous passons une bonne partie de la journée à deviser, tandis que l’équipage de WOTAN (Jean-Pierre et Claudine, rencontrés a Lisbonne , jeunes retraités au cœur d’or et à l’esprit d’enfants – des perles !) nous rejoint lui aussi arrivé hier. Nous trinquons à la joie des retrouvailles et à la santé des copains toujours en mer !

Cette belle journée de Noël s’achève sur OCTUOR, le voilier d’Augustin et ses 6 équipiers (oui vous avez bien lu : 6 équipiers !), des jeunes de 25 ans partis de Méditerranée pour un tour. J’avais rencontré Augustin à Lorient alors qu’il venait avec sa troupe scoute rendre visite à l’Imoca Initiatives Cœur. Avec pas mal d’aplomb il avait tenté de me convaincre d’emmener la troupe naviguer sur l’Imoca. Bien essayé mais chose impossible malheureusement. C’est un jeune homme plein d’énergie et de volonté, passionné de voile et de mécanique qui nous accueille très gentiment à bord. Le bateau est un véritable camion (17 mètres, 25 tonnes), construit dans les années 1970, comptant 5 cabines et un immense carré. On imagine l’entretien que demande une telle monture, mais Augustin a l’air d’en être parfaitement maître, et pour son âge, fait preuve d’une maturité digne d’un vieux loup de mer. Cerise sur le gâteau, on ne s’étonnera pas d’apprendre que pour la durée des vacances, l’équipage est, non plus de 7, mais de 13, les copines, frères et sœurs, étant venus rejoindre le bord le temps des fêtes de fin d’année. On imagine l’ambiance à bord ! Le camp de scout flottant ! Sans parler de la logistique, les repas, les débarquements à terre, les toilettes…

Inutile de préciser que les enfants s’endorment avant la fin de l’apéritif, le retour en annexe est douloureux.

Jeudi 26 décembre.  On the road again

Ce matin nous reprenons la route, car notre chemin doit nous mener début janvier en Guadeloupe et nous voulons faire escale en Dominique sur la route.

Nous ne quittons pas le mouillage sans passer saluer l’ équipage du catamaran KAE, les amis des Canaries que nous avions quittés à Mindelo, assez inquiets pour leur bateau et les conditions météo. Ils sont arrivés hier et cela représente une sorte d’accomplissement dans le projet de voyage, la transat s’étant refusée à eux l’an dernier. Nous sommes vraiment heureux de les retrouver là en bonne forme après 14 jours de mer, encore tout sonnés et réalisant à peine où ils se trouvent.

La navigation aux Antilles s’annonce incroyable. Eau transparente aux couleurs bleu pétrole et vert émeraude, petites criques nichées au cœur d’une végétation luxuriante, douceur des tropiques, bienfaisance de ciels bleus et de soleil généreux. Gare cependant à ne pas oublier la crème solaire, Hervé en fait les frais ce soir, rôti comme un petit cochon. Il ne s’est pas méfié, pris dans sa discussion avec Olivier dans le cockpit de Kaé.

Ce soir nous jetons l’Ancre à Anse Noire, une petite crique où le snorkling (plongée avec palme, masque et tuba) est roi. Nous ne sommes que sept bateaux au mouillage, c’est tranquille.

Anse Noire
Anse d’Arlet
Makeba le voilier de Martin croisé au Diamant
Le Diamant, un rocher à la pointe sud ouest de la Martinique

Vendredi 27 décembre

« TORTUUUUUUUE » le cri de Jean raisonne dans le mouillage entre les deux falaises de l’Anse Noire. Nos enfants ne sont pas très discrets. Mais quand on voit une tortue pour la première fois dans l’eau on est heureux. Seule notre Juliette a décrété que les tortues mordaient et qu’elles n’iraient pas dans l’eau. C’est surement vrai pour les tortues, mais seulement si elles vous confondent avec un brin d’algue à brouter. Entre les serpents à terre et les tortues en mer, Juliette commence à développer quelques phobies auxquelles nous devrons prendre garde.

Départ d’Anse Noire pour Saint Pierre, sous un beau soleil et un vent portant, qui nous fait quelques farces alors qu’Hervé vient de gréer le spi. Nous mouillons au pied du mémorial de la catastrophe de 1902 dont je parlais plus haut, que nous visitons en famille. On y apprend que l’éruption du volcan avait été précédée de plusieurs alertes sérieuses telles que secousses sismiques, jets de laves et cendres. De quoi s’inquiéter largement. Le collège d’experts réunis pour donner son avis ne comprenait aucun spécialiste des volcans.Départ demain pour la Dominique à 6h de navigation plus au Nord

La Montagne Pelée vue de Saint Pierre – pas de panique ce sont juste des nuages

12 réflexions sur “Noël en Martinique

  1. EMMANUELLE BERTHE

    J’espère que vous profitez à fond de votre pied à terre !!!
    Toujours un vrai plaisir de partager vos aventure… De vous lire tout simplement !!!
    L’escale en Guadeloupe approche et l’excitation commence à se faire sentir !!!
    Donc à très bientôt
    Je vous embrasse chacun d’entre vous !
    Manue

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  2. CÉCILE QUENTEL

    Coucou à toute la famille ! J’espère que tout va pour le mieux sous le beau soleil des Antilles ! Une douce pensée de vos copains et maîtresses de l’école de keroman qui vous souhaitent à tous un joyeux Noël et une très belle année 2020! Amour, santé et bonheur où que vous soyez ! Nous pensons tous bien fort à vous ! Le vent dans les voiles, la grande aventure ! Bises à partager. Cécile

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  3. seza29

    salut à ce bel équipage, C’est un vrai plaisir de vous lire au fil des jours.
    Que la nouvelle année qui se profile, soit aussi riche en aventures, en rencontres, en découvertes et en mille petits (et grands!) bonheurs que la précédente. (et, on oublie tous les ennuis techniques, et autres petits soucis mécaniques!)
    bonne route à tous les cinq
    Bien amicalement Françoise

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  4. Mich P'tit-dej

    Quitter L’Orient, et dire au revoir à ses proches, à ses amis, au cours d’une belle soirée…
    Oui, merci !
    Mettre un peu de SUD dans son NORD, aller plus loin que Belle-Ile. S’engager dans le Golfe de Gascogne, avec trois enfants, et se dire que c’est la première étape d’un beau voyage…
    Oui, merci !
    Mouiller aux Canaries, et monter tout en haut, pour voir la mer tout en bas…
    Oui, merci !
    S’attarder sur les côtes d’Afrique. S’enfoncer dans les terres pour découvrir les paysages et rencontrer leur habitants, loin de la mer…
    Oui, merci !
    Marcher dans les rues de l’Ile de Gorée, et voir ce que nous avons fait dans le passé, essayer de comprendre, ne pas oublier…
    Oui, merci !
    Faire escale sur l’ile Capo Verde, pour écouter SODADE, encore une fois, avant de partir.
    Oui, merci !
    Traverser l’océan, naviguer heures après heures, jours après jours. Avancé sans se retourner pour arriver de l’autre coté, comme en 1492…
    Oui, merci !
    Jeter l’ancre dans les Caraïbes, après une longue traversée. Savourer le repos, se baigner, nager. Ah nager !
    Oui, merci !
    Merci Caro, merci Hervé, merci Pierre-Louis, Jean et Juliette, pour ce joli carnet de voyage 2019. Joyeuse et heureuse année 2020 !

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  5. Morgane RAPEGNO

    C’est toujours un vrai plaisir de vous lire et voyager avec vous par procuration!! J’attend vos LOL avec impatience à chaque fois pour continuer à suivre votre aventure! Je vous souhaite une très bonne année 2020 avec de merveilleuses aventures sans trop de tracas et une bonne santé!
    Bises
    Morgane

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  6. annick joncour

    amitiés et meilleurs vœux de Lorient pour cette nouvelle année 2020 ! avec une pensée particulière pour le petit cochon rôti… merci pour ces moments de partage. Bises à tous les 5. Annick

    Aimé par 1 personne

  7. Michel Jouannic

    Quitter L’Orient, et dire au revoir à ses proches et à ses amis au cours d’une belle soirée…
    Oui, merci !
    Mettre un peu de SUD dans son NORD, aller plus loin que Belle-Ile. S’engager dans le Golfe de Gascogne, avec trois enfants, et se dire que c’est la première étape d’un beau voyage…
    Oui, merci !
    Mouiller aux Canaries, et monter tout en haut, pour voir la mer tout en bas…
    Oui, merci !
    S’attarder sur les côtes d’Afrique. S’enfoncer dans les terres pour découvrir les paysages et rencontrer leur habitants, loin de la mer…
    Oui, merci !
    Marcher dans les rues de l’Ile de Gorée, pour voir ce que nous avons fait, essayer de comprendre et ne pas oublier…
    Oui, merci !
    Faire escale dans l’archipel Capo Verde, pour écouter SODADE, encore une fois…
    Oui, merci !
    Traverser l’océan, naviguer heures après heures, jours après jours. Avancé sans se retourner pour arriver de l’autre coté, comme en 1492…
    Oui, merci !
    Savourer

    Merci Caro, merci Hervé, merci Pierre-Louis, Jean et Juliette, pour ce joli carnet de voyage 2019. Joyeuse et heureuse année 2020 !

    Clara, Nathalie, Clara

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