Sao Nicolau, au coeur du Cap Vert

LOL n°26

Si je n’ai pas compté le nombre d’escales, au port ou au mouillage, effectuées depuis le début de notre périple, une chose est sûre, certaines nous laisseront de meilleurs souvenirs que d’autres, et parmi elles, quelques-unes nous lègueront définitivement un souvenir inoubliable. Sao Nicolau fera certainement partie de ces dernières.

Ce sont d’abord la topographie et les paysages qui nous séduisent. Sur la carte, Sao Nicolau présente une allure fière et élégante : Imaginez une ile ressemblant à un triskel, avec ses trois bras : l’un à l’est, l’autre au sud, et l’autre au nord-ouest. Le bras de l’est, le premier que l’on aborde en venant de l’est (notre cas justement), est montagneux, aride et désolé. Pierre et poussière semblent être les deux seuls éléments de ce presqu’ile désolée. Un petit village, Carical, a pourtant élu domicile sur son flanc sud, au bord de l’eau. La météo n’étant pas favorable (beaucoup de houle), nous ne nous y arrêterons malheureusement pas.

Le bras sud, est lui tout aussi aride et désertique que le précédent sur sa partie orientale. Nous le contournons au mitant de la journée, alors que le vent se renforce à mesure que nous nous rapprochons du rivage. Mais une fois passé la pointe sud, le vent se calme d’un coup, et ce sont une succession de falaises et de plages de sables noires qui s’offrent à nos yeux éblouis. En arrière-plan, des montagnes verdoyantes, découpées comme des lames de couteaux, des pics acérés comme des dents de requin.

Sal – Sao Nicolau, une petite étape de ralliement

Mais revenons quelques jours, en arrière, au départ de cette nouvelle escale : il est deux 2 heures du matin lorsque nous quittons l’île de Sal. Les enfants dorment du sommeil du juste, la nuit est d’encre, le silence, d’or. Caroline et moi avons volontairement mis le réveil à cette heure, afin d’arriver en fin de matinée à Sao Nicolau et profiter de l’après-midi sur place. L’ile n’est qu’à une soixantaine de milles de Sal, il s’agit donc d’une petite « étape de ralliement » comme on dit chez les rallye-men ! Furtivement, comme des voleurs commettant leur forfait dans l’obscurité de la nuit, nous levons l’ancre. Encore engourdis de sommeil, nos mots sont rares et les échanges se résument au minimum : « à babord », « à tribord », « on est largués ! ». Indisposé depuis la veille par une sorte de nausée tenace, je laisse à Caro le soin de prendre le premier quart, qu’elle fera jusqu’au début de l’aurore, vers 6 heures du matin. Lorsque je prends le mien, nous filons à bonne vitesse (7 – 8 nœuds) vers notre destination, poussés par une bonne brise de nord-est. La mer, bien agitée, offre un spectacle magnifique : une houle de 2 à 3 mètres, de jolies déferlantes, et nous permet quelques belles glissades, tout cela dans une douceur bienfaisante (vivent les Tropiques !). Lolita se cabre, glisse et se couche puis se redresse, se fait soulever par une nouvelle vague, redescend en glissade et ainsi de suite. A l’intérieur, ça secoue à tout-va.  Alors que les enfants somnolent dans le cockpit (le mal de mer, avec ces conditions musclées, rode), une vague plus forte que les autres nous soulève et nous couche en partie sur le côté. Jean est éjecté de sa banquette et se retrouve au milieu du cockpit. Il nous regarde avec des yeux écarquillés, qui semblent dire, comme P’tit Gibus dans la Guerre des boutons : « Si j’avais su, j’aurai pas venu… ».

Baie de Tarrafal

En début d’après-midi, nous arrivons en vue de Tarrafal de Sao Nicolao, sur la côte est de l’ile. Le village vu de la mer n’a rien d’extraordinaire : comme en Afrique, c’est le règne du parpaing cimenté, et des maisons inachevées. Dommage, dans un tel environnement, de ne pas apporter plus de soin à l’esthétique urbain. Mais ce sont des considérations de nantis ! Quand on connait le niveau de vie du Cap Vert, on comprend rapidement que les habitants ont d’autres soucis en tête que de soigner leur habitat. Le village est niché sur une ancienne langue de lave, et sous les remparts de falaises pierreuses. C’est un village de pêcheurs, car les eaux sont très poissonneuses, notamment en thons, barracoudas (ou son cousin qu’ils appellent « waou » ici), et en langoustes. Miam miam on va se régaler.

Lorsque nous débarquons avec notre annexe, nous sommes accueillis par des jeunes pêcheurs qui trainent sur la plage. Ils se précipitent vers nous pour nous proposer de « garder » notre annexe, contre quelques escudos, la monnaie locale. C’est à Lucas que nous confions cette mission. Alors que nous commençons à marcher, nous croisons une délégation d’une bonne vingtaine de personnes. Elles sont sur leur 31, costards cravates et tailleurs sont de mise : Nous apprenons qu’il s’agit de l’ambassadeur des Etats Unis, venu inaugurer le tout nouveau musée de la pêche, en réalité dédié à l’histoire de la conserverie locale de thon. On dit aux enfants qu’il s’agit de gens importants. Juliette dans sa spontanéité habituelle, apostrophe alors un monsieur : « c’est vous, monsieur important ?? ». Le monsieur en question, un édile local, qui parle français, rigole de bon cœur. Vivent les enfants !

Vendredi 22 : entre vomitos et touristas

Il fallait bien que cela nous arrive au moins une fois dans le voyage ! La « gastro » locale s’est invitée à bord de Lolita, et je vous le confirme, elle n’a pas fait le travail à moitié. J’avais déjà commencé à en ressentir les symptômes dès le départ de Sal, cela s’est confirmé à l’arrivée à Tarafal : sur le flanc, le Vévé… Mais dès le soir de notre arrivée, alors que nous venons de retrouver avec plaisir l’équipage d’Avalone (Pierre-Yves et Yohan, deux jeunes bien sympas de Lorient), et que nous prenons l’apéro sur Lolita, l’hécatombe commence : c’est d’abord Jean qui vomit tout son repas dans sa cabine, puis Juliette en pleine nuit et Pierre-Louis au petit matin… Ambiance seaux et serpillière… Le lendemain, l’état des troupes n’est pas glorieux : ça comate sur Lolita, entre allers retours au mieux au bastingage, au pire aux toilettes. Heureusement que Lolita en compte deux ! Seule Caroline reste vaillante (vivent les femmes !), et en profite pour se consacrer au montage des deux épisodes vidéos de notre escale au Sénégal. Pour la première fois du voyage, nous ne quittons pas Lolita de la journée, nous qui brûlons de découvrir l’île… Pas d’école non plus, les élèves comme le maître ne sont pas en état, juste un film pour faire passer le temps.

Pêche à la sardine (pour les appâts) dans le mouillage

Samedi 23 – Mouillage et session aquarium

L’équipage va mieux ! Même si Hervé est toujours dérangé, les enfants ont passé une bonne nuit et semblent rétablis. C’est décidé, aujourd’hui on en profite ! Nous levons l’ancre pour une petite crique au sud de Tarafal que nous avions repérée lors de notre arrivée. L’endroit est fabuleux : Entre deux falaises, une plage de sable fin, surplombée d’une haute dune qui n’appelle que sauts et roulades ; dans la crique, un récif rocailleux qui promet une belle exploration sous-marine. Après une petite session « école », précédée (ça va mieux en le disant), d’une grosse colère paternelle devant des enfants bien dissipés, nous débarquons, avec tout l’attirail dans nos musettes : masques, tubas, palmes, et pique-nique. Nous passons l’après midi sur place, à profiter du lieu et surtout de ses fonds sous-marins. Bonne pioche : c’est l’aquarium : des poissons partout : perroquets, napoléons, mérous, carangues, oursins. Pierre-Louis est aux anges. De mon côté, j’essaie de plonger à la recherche de langoustes mais sans succès. On guette aussi raies et tortues. Pierre-Louis est de plus en plus à l’aise dans l’eau. Il plonge, s’accroche au rocher, reste en apnée, guette poissons et autres curiosités sous-marines. Pour moi, c’est un régal (et une fierté je dois le dire) de le voir évoluer avec autant d’aisance. Problème : dans moins de 5 ans, il aura 10 fois mon niveau. Acceptera-t-il alors d’emmener son vieux père ??

Nous rencontrons au mouillage l’équipage de Maelan , Benoit et Marine et leurs deux enfants. Rencontre furtive mais sympathique. Comme d’habitude, les enfants sympathisent immédiatement en jouant ensemble dans les rouleaux des vagues et la dune de sable. Décidément, la vie est douce. Vive Sao Nicolau !

Roulades dans les dunes

Dimanche 24 – A la découverte des beautés cachées de Sao Nicolao

Ah ces montagnes qui nous tendent les bras ! il est temps d’aller les voir de plus prêt. Ce matin, après un solide petit déjeuner (les pancakes de Caro emportent un vif succès et j’en profite ici pour faire une spéciale dédicace à nos amis Laurent et Virginie Danès pour leur pot de caramel au beurre salé, divin !), nous embarquons dans un « aluguer » (les taxis collectifs locaux) pour nous rendre à Cachaco, point de départ de nombreuses randonnées. Notre objectif du jour : faire l’ascension du Monte Gordo, le sommet de l’île. Le trajet en voiture est féérique : on s’élève d’abord par une route sinueuse, au milieu de paysage pierreux et aride puis tout à coup, au détour d’un tournant, on se retrouve au bord d’un ravin vertigineux, donnant sur un paysage radicalement différent du précédent : sur fond de montagnes escarpées, faites de crêtes et de pics, c’est un océan de verdure qu’y s’offre à notre regard : cultures, vergers, prairies, où que l’on porte les yeux, c’est une nature exubérante et verdoyante. Les cultures sont arrangées en terrasses soignées : là du maïs, ici de la canne à sucre, plus loin des bananiers, un peu plus haut des orangers. Nous sommes au cœur de l’île, et on croirait avoir rejoint un autre monde. Pieds à terre. C’est parti pour la ballade. Mais à peine parcourons-nous les premiers mètres que Juliette est prise de nouveaux vomissements. Les pancakes au beurre salé du petit déjeuner, c’était bon, mais sans doute un peu trop lourds et indigestes pour nos estomacs encore fragiles… Renonçant aussitôt à notre plan initial, nous rebroussons chemin et décidons de suivre un autre chemin, descendant cette fois, menant à Ribeira Brava, la « capitale » de l’ile, que nous apercevons en contrebas. Je charge Juliette sur mes épaules et Kenny, un jeune cap-verdien qui nous accompagne comme « guide » porte le sac à dos. Le chemin nous fait passer dans une étroite et vertigineuse vallée, à travers cultures, habitations, vergers. Les enfants, encore fatigués de leurs indigestions de l’avant-veille, trainent un peu la pâte, sans parler de Juliette, amorphe sur mes épaules.

Au bout de deux bonnes heures de marche, nous atteignons le village. Les rues sont désertes, car nous sommes dimanche, et il semble bien que ce soit « journée morte ». Aie, nous n’avons pas de pique-nique, et les enfants crient famine depuis plusieurs kilomètres. Grâce à Kenny, nous nous faisons « ouvrir un restaurant », visiblement fermé, tenu par une vieille dame, au moins 70 voire 80 ans. Aucunement contrariée, au contraire, elle nous accueille avec un grand sourire. La salle de restaurant est à l’étage, dans ce qui semble être son salon. Nous nous installons, et la dame file se mettre au fourneau dans la cuisine attenante. Les bruits de casseroles, de poêles, parviennent à nos oreilles, puis, rapidement un doux fumet de viandes et de friture, à nos narines… Nos papilles sont en émois quand la dame survient avec les plats : rôti de porc, riz, haricots, salades de tomate et comble du bonheur (autant pour les enfants que pour les grands), un plat entier de frites ! Juliette semble ressusciter à la vue de ces ortolans et son coup de fourchette nous rassure tout à fait sur son état.

Après ce festin, nous regagnons Tarafal par la route. Celle-ci nous offre un panorama magnifique sur la côte nord de l’île. En contrebas, nous apercevons la houle de l’Atlantique se jeter sur les falaises de l’île, chaque vague semblant donner un coup de butoir à la roche noire. Les couleurs : noire de la roche, bleu de la mer, blanc de l’écume, vert des culture et bleu du ciel, donne aux paysages des allures de majesté. Hypnotisés par ce spectacle, bercés par les lacets de la route, nous finissons tous, parents et enfants, par nous assoupir dans une sieste bienfaisante. A l’avant du fourgon, le chauffeur, Kenny et les autres passagers discutent joyeusement, couvrant par leurs rires et leurs conversations, les notes enjouées de chansons cap-verdiennes que débitent en boucle les haut-parleurs du fourgon. Bonheur.

Lundi 25 – en avant pour Caribinho

Le programme est désormais bien rodé : le matin c’est école, l’après-midi, excursion. Ce matin, j’ai aussi laissé la 2e heure de classe à Hervé pour une session lessive au lavoir municipal, à la mano bien sûr, avec puisage de l’eau dans un grand puit… A l’ancienne !

Au moment de partir nous promener, Juan, un pêcheur de langouste d’environ 70 ans nous apporte le fruit de sa pêche, maigre certes, mais que l’on prend quand même pour « goûter ». Il nous accompagne pour l’excursion du jour à Caribinho que nous croyons être un village. Lorsque la voiture quitte la route pour une piste jusqu’au bord de la falaise, nous comprenons qu’il s’agit d’autre chose. Ici à la pointe ouest de l’Ile, la houle est forte, mer et courants se rencontrent régulièrement avec des intérêts contraires. La roche est sculptée par strates et en étage, une piscine naturelle apparaît même à marée basse. Les couleurs crème et ocre se détachent sur le fond bleu vif du ciel. Ce n’est donc pas du tout un village mais un site naturel magnifique. Seul bémol, notre Jean n’est pas du tout remis de la gastro et nous écourtons l’après-midi pour rentrer à bon port en profitant de la route littorale qui longe l’ouest de l’île, cheveux aux vents dans notre Aluguer.

Mardi 26 novembre – Monte Gordo

Jean a passé une bonne nuit, comme le reste de la famille et ce matin, nous préparons les sacs à dos pour partir à l’assaut du Monte Gordo, le « gros mont » qui surplombe l’Ile. L’attaque est raide mais la balade à l’ombre de la végétation, très agréable. Soudain les nuages remontent de la vallée et nous pressons le pas afin que la mer de nuage ne nous gâche pas complètement la vue. Hier nous avons croisé des montagnards sur le 60 pieds « Zero » qui se sont envolés du sommet en parapente ! Damien et Sylvain, originaires des Hautes-Alpes et embarqués pour 14 jours sur le bateau de leur oncle, sont des alpinistes chevronnés. Damien (Lacaze) est notamment un spécialiste du vol en parapenthe longue distance. Nous les avons vu attérir sur la plage, comme des fleurs, avec une aisance déconcertante. Pour la petite histoire, Damien s’était intéressé il y a quelques mois à notre Lolita, pour un projet familial futur. Quand d’autres embarquent leur paddle ou leur kite, Damien partira surement avec son aile de parapente pour tenter le grand chelem des sommets sur la route Atlantique. Il faut dire qu’il y a de quoi faire, avec tous ces volcans qu’on croise en chemin !

Mais revenons au Monte Gordo. La descente est motivée par le déjeuner que nous avons réservé dans une auberge au bord de la route. La dame nous reçoit dans sa maison et nous propose un menu typiquement cap-verdien. Poulet, riz, frites, choux et feijoa (haricot) en quantité généreuse. Ouf, de retour au bateau nous avons un peu de mal à rebondir pour les activités de l’après-midi. Rapidement nous retournons à terre pour quelques courses. Comme chaque jour, nous allons observer le retour de pêche, en espérant être témoin d’une pêche miraculeuse de thons. Hervé et moi en avons un souvenir fantastique à quelques années d’intervalles. Finalement nous repartons du port avec des légumes et une garupa (mérou) offert par une dame charmée par les mimiques de Jean. Il n’y a plus de poissons à vendre, dommage. Les acheteurs sont mieux renseignés sur les horaires et viennent de partout pour choisir leur butin. Le thon ou le mérou se vendent 250 escudos (2,30€) Nous déclinons l’offre de vente d’une dorade coryphène. Ça non, nous les pêchons nous même !

Traditionnelle photo au sommet

Mercredi 27 novembre

Jour de départ ! Et comme à chaque séjour prolongé, nous sentons l’attachement qui s’est créé.

Un dernier tour en ville me permet de saluer Juan, Kenny, Lucas, les pêcheurs cap-verdiens avec lesquels nous avons pris le temps de parler ou passer un peu de temps. La monnaie d’échange ici pour tout service rendu, plus qu’une petite pièce d’Escudos (la monnaie locale), c’est le masque de plongée ou les cordages : tout ce qui peut participer à l’activité principale de l’Ile, la pêche. Je me demande si nous ne partons pas trop vite de cette île qui n’a pas livré tout ses secrets… Mais l’horloge tourne, le jour de grand départ pour la Transat approche !

Nous embarquons au passage une bateau-stoppeuse, Lara, qui doit rejoindre un autre bateau à Mindelo pour la Transat. Nous l’avons rencontrée la veille au musée de la pêche et malgré son âge, elle collectionne un nombre décoiffant de voyages. Institutrice en Ardèche, elle profite comme nous d’une année sabbatique mais en mode multi-modale : bateau, vélo, bus, marche. On sait qui va faire école demain 😊 

Allez, c’est parti direction Santa Lucia, autre mouillage mythique dans notre souvenir. Quelque peu venté aussi, même si les conditions sont bonnes. Nous partons prudemment avec un ris et la trinquette, et de fait, le vent passe soudainement de 5 à 25 nœuds, alors que nous franchissons la pointe nord-ouest de l’île.

Solidement ancré entre la plage et un petit rocher, Lolita tient bravement. A bord, l’équipe de pâtissiers (Juliette et moi) s’active : gâteau marbré et rose des sables. Les plongeurs eux, filent en annexe vers le rocher, et reviennent enchantés de leur plongée. Les caméras go-pros témoignent des rencontres sous-marines. Je ne résiste pas à y aller à mon tour, malgré la crainte des requins….(c’est l’heure du casse-croute)

Le soir, après dégustation de cabellos en papillotes (sorte de maquereaux) l’équipage s’écroule littéralement de fatigue : le record « extinction des feux sur Lolita » vient de tomber : 20h45 ! un bon conseil pour tous les mauvais dormeurs : si vous cherchez un somnifère naturel, le cocktail «navigation-le-matin-plongée-l’après-midi » est radical ! En vente aux abords de tous les rivages océaniques.

A bientôt !

8 réflexions sur “Sao Nicolau, au coeur du Cap Vert

  1. Guillaume S ( le marin qui souri)

    cou cou les amis, superbe, de vivre le cap vert a travers vos mots, j’ai hâte de vous revoir en janvier. j’ai encore au moins 23 news a rattraper d’ici là. super les photos et la vie a bord au quotidiens… j’ai vu une chanteuse du cap vert l’autre fois a Meaux, j’ai pensée a vous

    j’espère que tout le monde va bien qu’il y a plus de renard…

    bécots guigui

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