Délices de Galice

Lol n°10 du 29 août 2019

Iles Cies, Pedro da Campa

Lundi 25 août

Le Cap Finistère derrière nous, nous entamons la descente vers le Sud par une belle navigation vers la Ria de Arousa, la plus grande des Rias de Galice, et la plus attrayante pour la croisière comme nous révèle le guide IMRAY incontournable de notre navigation. L’entrée s’effectue au Nord par un chenal taillé dans une allée mal pavée dont les rochers à fleur d’eau évoquent les roches roses de Bretagne Nord.

Arrêt ravitaillement au Port de Santa Uxia de Riveira un port de pêche fréquenté par quelques voiliers qui nous permet de dégoter quelques kilos de moules. Des eaux un peu moins fraîches incitent à la baignade familiale (jusque là j’avais plus ou moins esquivé…) appréciée par tous. Les enfants expriment leur grand bonheur de nous voir tous « dans le même bain »

Après avoir réalisé un rapide rétro-planning – je sais c’est rude d’écrire ce mot dans ces circonstances mais que voulez-vous, nous devons tout de même avoir l’œil sur le calendrier… nous avons décidé de remettre à plus tard dans notre vie l’exploration des rias Galiciennes, privilégier les Iles du Parc National de Galice, puis filer d’une traite vers Lisbonne (et non pas Lillebonne dans le pays de Caux 😉

De même nous n’irons pas à Saint Jacques de Compostelle situé à 60km au Nord dans les terres, j’étais tentée par cette visite mais après réflexion, nous laisserons Saint Jacques aux pèlerins qui le méritent et réserverons sa découverte à une prochaine aventure. Après tout, souvenons-nous que cet été, pour célébrer l’année de la Galice au Festival Interceltique, le ministère de la culture et du tourisme du gouvernement galicien a offert à la ville de Lorient un monolithe milliaire de granit (sorte de stèle ou de borne) pour marquer le départ officiel vers le chemin de Saint Jacques de Compostelle.  Si des vocations ne naissent pas après cela !

Mardi 26 août

Après la classe du matin, nous sortons de la Ria pour filer aux Iles de Ons. La veille j’avais obtenu le précieux sésame. A la vérité, facile à obtenir pour les voyageurs qui s’y prennent à la dernière minute, comme nous, il faut simplement se mettre en règle (voir ci-dessous) Nous mouillons dans la première anse accessible de l’Ile, sur une plage également fréquentée par des nudistes… mais filons rapidement sur les hauteurs qui nous offrent un sublime panorama sur la côte occidentale qui doit encaisser l’hiver de sérieux coups de tabac. L’Ile, couverte d’une lande d’ajoncs, semble envahie par les Lapins qui bondissent à chaque coin de chemin. Les moules (frites) tant désirées font notre festin du soir !

Mercredi 27 août

Navigation tranquille sous le soleil après une matinée studieuse – nous essayons de prendre le rythme scolaire – entre les Iles de Ons et les Iles Cies. Ces dernières beaucoup plus boisées que les iles de Ons nous séduisent immédiatement par leurs longues plages de sable blanc, les forêts d’eucalyptus et une eau -toujours froide- mais si claire que nous pouvons contempler notre ancre malgré les 7 m de fond. Nous décidons d’y passer au moins 2 jours.

Côté équipage nos petits marins sont pris beaucoup d’assurance dans l’eau, et sur l’eau jouent de la pagaie avec bonheur. Ils partent désormais en exploration tous les trois sur le paddle et s’offrent de belles parties de rigolades en rentrant frigorifiés au bateau.

Jeudi 28 août

Ce matin l’école consiste à écrire des cartes postales… Hervé se risque à un carénage (nettoyage de coque) car après un mois de mer, la coque est revêtue d’une légère couche verte qui part facilement à l’éponge. Mais il ressort presque bleu de son séjour dans l’eau et met quelques heures à se réchauffer. Vivement les Canaries !

 L’après-midi s’égaye entre plongée sous-marine sous la direction d’Hervé et balades. Pierre-Louis et Jean se familiarisent avec le matériel de snorkling, ce qui consiste surtout à mettre la tête sous l’eau et respirer dans le tuba. Ils contemplent sars, dorades, poulpes et ces satanées vives entre autres qui pululent dans ces fonds clairs et sableux. Les Iles sont une réserve naturelle et protégée. Je ne peux donc pas me venger…Avec Juliette nous partons en exploration dans les sentiers bordés d’eucalyptus et de grands pins. Les points de vue sont magnifiques sur les lagons en contrebas d’un côté et la côte sauvage déchirée et fière de l’autre. Bien sûr, dans ce paradis nous ne sommes pas seuls. Dès 10h du matin les catamarans à moteur déversent leur flot de touristes. Ces derniers sont cependant limités en nombre par un système d’autorisation personnelle, qu’il faut joindre à son billet pour accéder à l’Ile. En journée la plage est envahie par des familles et des jeunes, smartphone à la main qui passent du temps à immortaliser leur visite, et s’immortaliser tout court, muscles ou poitrines avenantes en marchant le long du rivage. Cela nous donne l’occasion d’une bonne discussion avec Pierre-Louis sur les réseaux sociaux.

Dans les hauteurs en revanche et comme souvent il y a moins de marcheurs. J’en profite pour disserter sur la notion d’effort avec Juliette qui a surtout envie de retourner à la plage faire des châteaux de sables. A part nous, les seuls privilégiés à rester le soir sont les habitants d’un camping assez rustique, où la densité au m² doit être liée à la rareté et au privilège du lieux. Au mouillage, les voiliers espagnols rentrent généralement direction de Vigo ou Baïona.   La journée s’étire, c’est si bon…

Vous l’aurez compris, nous avons été littéralement séduits par cette étape galicienne qui recèle surement plein d’autres trésors que nous découvrirons lors d’une autre visite. Comment ne pas l’être quand on découvre une cousine Celtique au climat ibérique ?

Demain, départ direct sur LISBONNE. Le vent ne sera pas foudroyant au départ, mais plus vif à l’arrivée.

Adios Espana, vamos a volver !  

Caro et Cie

*pour ceux que cela intéressent : il suffit de demander une autorisation de mouiller sur le site https://www.iatlanticas.es/html/index96e7.html Au préalable vous devrez envoyer une demande d’autorisation de naviguer au gouvernement de galice le formulaire est là : https://www.iatlanticas.es/formulario/formulario_espanol.pdf  à renvoyer à l’adresse mail indiquée sur le formulaire, joint à la copie du passeport et acte de francisation du bateau.  L’administration vous renvoie une autorisation officielle par mail et également un identifiant (numéro de passeport) et un mot de passe, qui vous permet de faire une demande de mouillage aux Iles du Parc National des Iles de Galice sur l’adresse précisée en 1er(Fondeos = mouillage)

11 réflexions sur “Délices de Galice

  1. CÉCILE QUENTEL

    Salut à toute la petite famille d’aventuriers ! Bravo pour vos premiers exploits ! Virginie, Stéphanie et Gilles seraient ravis de vous suivre. Pouvez vous transmettre aux adresses suivantes
    Virginie
    weil. virginie @wanadoo. fr
    classevirginieweil@orange.fr
    Stéphanie
    Stéphanie. ribau@gmail.com
    Gilles
    gil.ld@neuf.fr
    Ecole
    elem.keroman@mairie-lorient.fr
    Bon vent à Lolita et bonne rentrée les enfants ! On pense bien à vous ! 😘

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    1. Caroline Olagne

      Bonjour Cécile et merci pour ce message. Je n’ai pas pu (ou réussi !) à les inscrire, il faudrait qu’ils fassent la démarche directement sur le site si tu peux leur transmettre.
      Bonne préparation de rentrée et à bientôt !
      Caroline

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  2. Colette Bernard

    Si magnifique, chère Caroline, ton récit (quelle qualité d’écriture !) et toute tes photos ! Je vous souhaite une belle navigation aujourd’hui et, de Paris, je vous embrasse fort xxx Colette

    Envoyé de mon iPhone

    >

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  3. Cécile et Mathieu Thomas

    Encore une très jolie lecture, on vous imagine tellement bien! Et c’est si bien écrit!
    Je stresse avec vous quand il y a trop de vent ds le Golfe…et je m’extase avec vous sur cette Galice que je ne connais pas! Vivement la suite 🙂
    Bisous de Larmor Plage que nous venons de quitter pour la rentrée à Nantes.
    Cécile et Mathieu

    Aimé par 1 personne

  4. Frappier Anne-Laure

    Bonjour,
    grâce au bouche à oreille (merci Sarah!) je peux moi aussi me délecter de vos aventures qui permettent de s’évader en cette veille de rentrée scolaire. j’ai montré votre vidéo à Manon et Camille qui n’en revenaient pas de voir leurs copains d’école en navigateurs. Elles savaient que vous partiez un an en bateau mais cela rend les choses beaucoup plus concrètes. Nous suivrons donc en famille vos aventures, même si je me doute qu’à l’école Camille étudiera votre parcours attentivement.
    anne-laure, maman de Keroman
    ps: le panneau « nous n’avons pas la WIFI mais la bière facilite la communication » me plait beaucoup

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